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Message de la présidente-directrice générale

Chers membres et amis du CCCI,

Les 2 et 3 mars, le conseil d’administration du CCCI a tenu à Ottawa sa deuxième réunion en personne depuis sa restructuration en mai 2011. La première réunion avait eu lieu durant deux jours en septembre 2011; nous y avions discuté du contexte dans lequel nos membres et le CCCI évoluent, et nous avions défini les priorités pour l’année à venir. J’occupais alors mon poste depuis à peine un mois, et ces deux jours d’intenses discussions avec le Conseil m’avaient été extrêmement utiles. Deux spécialistes invités nous avaient exposé de nombreux défis se posant à nous à l’heure où un gouvernement conservateur majoritaire est au pouvoir, tout en indiquant les occasions qui pouvaient se présenter à notre secteur. Même si nos vastes discussions générales s’étaient révélées éprouvantes, il avait été stimulant de constater qu’il en jaillissait une lumière. À la fin de cette réunion, j’avais en main une longue liste de choses à faire, mais j’avais aussi amélioré ma compréhension de notre mandat alors que nous entamions une nouvelle phase de notre processus de transition. Le Conseil m’avait également proposé deux importants objectifs opérationnels: 1° consolider les relations avec les membres; 2° trouver ce qui tient le plus à cœur à la majorité de nos membres, et veiller à ce que le CCCI se consacre de son mieux à cet enjeu.

Dans le cadre de la restructuration du CCCI, nous avions décidé de nous réunir en personne seulement deux fois par an (en septembre et mai, en plus de conférences téléphoniques en décembre et en mars); toutefois, vers la fin de la réunion de septembre, j’ai insisté pour que le Conseil trouve une façon d’organiser une troisième réunion en personne avant l’AGA de 2012. Il me semblait impensable de ne pas nous réunir en personne avant l’important événement qu’est l’AGA, surtout compte tenu des nouveaux défis qui se présentent à notre organisation et de mon expérience encore courte! Heureusement, les membres de notre Conseil ne consacrent pas uniquement leur temps au CCCI : ils ont ainsi pu mobiliser au sein de leurs organisations les ressources nécessaires pour couvrir une partie des frais de déplacement, d’hébergement et de subsistance afin que le Conseil puisse se réunir trois fois cette année. En plus de traiter des points habituels de l’ordre du jour, nous avons tenu de longues discussions enrichissantes sur le processus de planification stratégique pour la prochaine année, les répercussions sur le secteur du nouveau modèle de financement de la DGPC de l’ACDI ainsi que la relation entre l’industrie extractive et la communauté des ONG; nous avons aussi étudié en détail les plans pour le prochain forum du CCCI, le forum des dirigeants et l’AGA (voir plus loin).

En faisant le point sur les deux grands objectifs que nous avions fixés en septembre 2011, le Conseil a été heureux de constater la fidélité de la grande majorité de nos membres envers le CCCI malgré la période d’incertitude que plusieurs d’entre eux connaissent, ainsi que des commentaires positifs de nos membres sur le travail accompli, notamment dans le dossier des mécanismes d’appel de propositions. Nous avons toutefois noté que la conformité au Code d’éthique avait posé de sérieux problèmes à plusieurs de nos membres, ce qui confirme que la façon de faire actuelle ne peut être conservée. On sent aussi une volonté réelle de passer à l’étape suivante, après l’analyse des résultats et des répercussions de la transformation de notre relation avec l’ACDI et des autres changements touchant notre milieu, pour en venir à des discussions de fond sur les mesures à prendre pour permettre à nos organisations, individuellement et collectivement, de survivre et réagir face à la nouvelle conjoncture. L’AGA et les forums du CCCI et des dirigeants que nous préparons pour le mois de mai nous fourniront l’occasion de travailler ensemble sur ces questions; je compte bien vous y voir en grand nombre!

Solidairement vôtre, Julia

Mettre les principes d’Istanbul en pratique

Workshop in Calgary on Istanbul Principles

Dans un billet publié sur son blogue à la suite du Forum de haut niveau de Busan, Fraser-Reilly King, du CCCI, a soulevé la question : « Quels sont les plans de la société civile en ce qui concerne les principes d’Istanbul? » Grâce à l’aide généreuse des conseils provinciaux et régionaux de coopération internationale, le CCCI a pris l’initiative de répondre à cette question en organisant au début de mars une série d’ateliers en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba pour encourager les groupes à amorcer une réflexion sur les pratiques de leurs propres organisations et à utiliser le Guide de mise en œuvre pour définir des objectifs potentiels de changement. Le CCCI a également entrepris la compilation d’études de cas en lien avec les principes qui mettent en valeur les stratégies exemplaires et novatrices adoptées par la société civile canadienne en matière de politiques et de pratiques de développement. Les études de cas fourniront aux groupes des exemples de mise en pratique des principes.

Lancement du Coin des membres du CCCI!

Le 23 mars, le CCCI a lancé le Coin des membres. Ce site protégé par un mot de passe permet aux membres d’accéder à des documents portant sur des dossiers précis, de participer à des discussions sur des blogues et d’annoncer des événements spéciaux grâce au calendrier commun. Cette section sert à mettre en ligne des renseignements sensibles ou spécialisés que nous ne souhaitons pas forcément afficher dans la section publique du site; les membres peuvent également y partager des ressources et des renseignements et y discuter de sujets qui les intéressent. Entre le 23 et le 30 mars, chaque membre (du CCCI ou des trois groupes de travail) recevra par courriel un mot de passe temporaire lui permettant d’accéder au site, de même que des instructions générales de navigation. Nous espérons que le Coin des membres sera utile et stimulant, et nous sommes impatients de prendre connaissance de vos commentaires. Si vous avez déjà reçu votre mot de passe, visitez le site et consultez les différents documents qui sont déjà en ligne. Ce coin est à vous, alors n’hésitez pas à y contribuer autant que vous le souhaitez!

Un nouveau rapport fait état des répercussions du mécanisme de financement de l’ACDI sur les OSC canadiennes

Publié le 2 mars, Remettre le partenariat au cœur du développement fait la lumière sur l’expérience des OSC avec le processus concurrentiel d’appel de propositions de la Direction générale des partenariats avec les Canadiens (DGPC) de l’ACDI. Ce rapport, accompagné d’un communiqué, a été envoyé aux médias, à la haute direction de l’ACDI, aux députés ainsi qu’aux membres du CCCI et des conseils provinciaux et régionaux. Le rapport présente les résultats d’un sondage auquel 158 organisations avaient répondu. Ces résultats montrent clairement que les changements ont eu des répercussions importantes sur le secteur, et que de nombreuses organisations ont dû remercier des employés, réduire ou supprimer leurs programmes et mettre fin à leurs activités d’engagement du public. La perte du financement de l’ACDI compromet également la capacité des OSC à obtenir le financement d’autres organismes donateurs. Notons aussi que l’application du mécanisme d’appel de propositions a éprouvé plus durement les petites organisations. Le rapport a attiré beaucoup d’attention de la part des médias (voir colonne latérale – Le CCCI dans les médias).

Profil d’un membre : Canadian Hunger Foundation

La CHF, créée en 1961, a pour mission d’aider les communautés rurales démunies des pays en développement à adopter des moyens de subsistance durables. Ces cinquante dernières années, la CHF a soutenu l’amélioration du quotidien de millions de personnes dans 52 pays d’Afrique, d’Asie et des Amériques. Bien que tous les projets de la CHF soient adaptés au contexte local unique, ils mettent tous l’accent sur l’accroissement de la sécurité alimentaire et l’adoption de moyens de subsistance durables au sein des populations rurales les plus pauvres et vulnérables, en particulier les femmes. Le profil du membre de ce mois-ci souligne l’un des projets de la CHF en matière de sécurité alimentaire qui est mené en Éthiopie, et relate aussi le symposium tenu à Ottawa plus tôt au cours du mois à l’occasion du 50e anniversaire de la CHF. Vous pouvez lire l’entrevue avec Tony Breuer (directeur général de la CHF) sur notre site Web (anglais seulement).

La CHF travaille avec des partenaires issus des milieux populaires du district de Bati en Éthiopie, où un projet de sécurité alimentaire visant la remise en état des sols et des forêts a touché la vie de 42 000 personnes. « La désertification menaçait le district de Bati », explique M. Breuer. Dans les zones où la CHF a œuvré, les résultats du projet sur l’environnement ont été révélateurs. Voici ce qui s’est produit : les collectivités ont analysé les causes de la déforestation et de la dégradation des sols, elles ont aménagé des pépinières, des cultures en terrasse et des barrages de correction, et elles ont conçu des plans de reboisement et des réseaux de drainage qui ont amélioré les conditions et généré des revenus; le couvert forestier s’est élargi de façon significative, et il abrite des espèces importées et locales qui ont une valeur commerciale et réduisent l’érosion des sols; la fertilité et l’humidité des sols ont augmenté, et le niveau des nappes phréatiques a monté, ce qui accroît les ressources en eau pour l’irrigation et la consommation domestique; la biodiversité s’est enrichit, notamment grâce au retour de la faune sauvage, comme les antilopes et certaines espèces d’oiseaux; avec l’argent gagné, les familles ont acheté des instruments aratoires et étendu leurs cultures. Toutes ces activités ont renforcé la capacité des collectivités et des agriculteurs éthiopiens à atténuer les effets des changements climatiques et à s’y adapter.

La CHF a tenu les 1er et 2 mars un symposium réussi d’une durée de deux jours en l’honneur de son 50e anniversaire. Les conférences de plusieurs orateurs éminents et les ateliers destinés aux jeunes et aux professionnels du développement ont suscité la participation de centaines de personnes. La première journée était consacrée à la citoyenneté mondiale chez les jeunes; l’énergie et l’enthousiasme étaient palpables, tout comme la volonté des jeunes participants à faire bouger les choses. Comme l’a dit M. Breuer : « Cette génération de jeunes est probablement la plus influente de notre histoire. » Le second jour, le conférencier principal Jeffrey Sachs (conseiller spécial du Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon) a prononcé par vidéoconférence une allocution traitant de plusieurs enjeux, y compris la nécessité de revoir les objectifs du Millénaire pour le développement à titre d’objectifs de développement durable. Tony Breuer tire aussi son chapeau au personnel de la FCCF, œuvrant à la fois sur le terrain et au siège social, qui « a su donner à un défi organisationnel complexe l’apparence d’une tâche facile. C’est à cela, selon moi, qu’on reconnaît un succès. »

Lisez l’entrevue complète (anglais seulement) avec Tony Breuer en ligne.

Pour en savoir plus, voir la site web du CHF.

La voix du Honduras au Canada

Vingt journalistes ont été assassinés au Honduras depuis le coup d’état de juin 2009. Felix Molina, animateur de l’émission de radio « Resistancia », était au Canada du 11 au 18 mars pour discuter du sort des journalistes progressistes honduriens. Dans le cadre d’une série d’événements publics et de réunions, il a expliqué que les médias considérés comme des opposants du régime sont souvent manipulés et censurés, et que les bureaux des médias progressistes font fréquemment l’objet de descentes et de coupures d’électricité. M. Molina, comme beaucoup de Honduriens, croit que le gouvernement actuel de son pays constitue le successeur illégitime du régime de l’après-coup d’état, et qu’il a pris le pouvoir à la faveur d’élections frauduleuses. Il déplore la reconnaissance du gouvernement hondurien par le Canada, surtout compte tenu de son engagement officiel en faveur de la gouvernance démocratique dans les Amériques.

Les outils nécessaires à la responsabilisation des entreprises : atelier du RCRCE

Le 6 mars, le Réseau canadien sur la reddition de comptes des entreprises (RCRCE) a tenu un atelier de renforcement des capacités sur les moyens législatifs et judiciaires nécessaires pour tenir les entreprises canadiennes responsables de violations des droits de la personne commises à l’étranger. Ces dernières années, de nombreuses organisations de la société civile canadienne ont travaillé à la réforme des lois et des politiques de responsabilisation des entreprises, et plusieurs poursuites importantes ont été intentées dans les provinces et territoires du Canada. L’atelier a réuni des experts reconnus des universités, du milieu du droit et de la société civile afin de cerner le mieux possible ces enjeux complexes. D’une organisation sans failles, cet atelier complet a fourni aux participants les outils essentiels à l’orientation de leurs prochaines activités militantes.

Un rapport indépendant évalue l’efficacité du Canada en matière d’aide humanitaire

Depuis plusieurs années, l’OSC espagnole DARA surveille, évalue et analyse l’efficacité de l’aide humanitaire partout dans le monde. DARA a récemment publié son rapport 2011 sur l’Index de réponse humanitaire qui comprend une évaluation détaillée du Canada (en anglais seulement) en matière d’aide humanitaire. Le rapport classe le Canada au 14e rang des 23 pays du CAD de l’OCDE, et souligne que les forces du travail humanitaire du Canada repose notamment sur : la prise en compte des recommandations de l’évaluation; la participation des bénéficiaires; le renforcement des capacités locales; et le respect du calendrier de versement des fonds aux partenaires. Le Canada se classe sous la moyenne en ce qui concerne les indicateurs suivants : financement des initiatives de responsabilisation; financement de la reconstruction et de la prévention; réduction de la vulnérabilité liée au climat; versement de fonds non affectés; et financement rapide aux premiers signes d’une urgence.

Pleins feux sur un conflit et sur les droits des enfants : le spectacle Kony 2012

Joseph Kony, chef de l’Armée de la résistance du Seigneur, et les membres de l’organisation américaine Invisible Children ont été propulsés à l’avant-scène des médias sociaux et de la culture populaire ces dernières semaines à la suite de la diffusion de la vidéo Kony 2012 d’Invisible Children. Les médias ont été inondés d’analyses de cette vidéo, de ses motivations et de ses propositions. Une organisation membre du CCCI, Project Ploughshares, qui conçoit des politiques et des mesures visant à prévenir la guerre et la violence armée ainsi qu’à instaurer la paix, ajoute sa voix au débat sur son blogue dans un billet sur le phénomène Kony 2012 (en anglais seulement). La coordonnatrice du Forum Afrique-Canada du CCCI Sylvie Perras a également donné une entrevue à Radio-Canada sur des questions éthiques en lien avec Kony 2012.

Le Conseil ontarien pour la coopération internationale lance son superbe magazine en ligne

Pour la troisième année consécutive, l’OCIC a produit et publié en ligne son magazine multimédia annuel intitulé iAM: Ideas. Actions. Movements (en anglais seulement). Consacrant des articles à des musiciens, des écrivains, des photographes et des artistes, cette publication d’iAM explore différentes réflexions passionnées, personnelles et critiques sur notre monde.

Sommets des Amériques 2012

Le Sommet des Amériques, qui rassemble des chefs d’État de partout en Amérique, se tiendra les 14 et 15 avril en Colombie. Lisez le blogue de la coordonnatrice du GOPA Brittany Lambert sur les espoirs et les appréhensions de la société civile en vue du Sommet.

 

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